L'Education
Le droit à l’éducation est inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et dans celle des Droits de l’Enfant. Malgré cela, l’éducation reste un privilège inaccessible pour les plus défavorisés.
Pourtant, il s’agit d’une vraie urgence, au même titre que la lutte contre la faim.
Seule l’éducation pourra permettre aux enfants de se construire un avenir meilleur. Un enseignement adapté est une porte ouverte sur l'autonomie et la responsabilité, clés d'une participation active à la vie de sa communauté et au développement de son pays.
Plusieurs études le démontrent : l’éducation contribue à améliorer, pour les communautés, leurs conditions économiques, sanitaires (lutte contre le sida, paludisme) et sociales (parité homme-femme, citoyenneté) ainsi que le développement des personnes (estime de soi, connaissance de ses droits).
Triste réalité 80 millions d’enfants d’âge scolaire primaire n’ont pas accès à l’école.
211 millions d’enfants de moins de 15 ans travaillent pour survivre.
781 millions d’adultes, dont 64% de femmes, ne savent ni lire ni écrire (soit l’équivalent de tous les habitants d’Europe, et des Etats-Unis réunis).
Dans les pays en développement, 1 enfant sur 6 quitte l’école avant d’avoir terminé le cycle primaire. (Source : Institut de Statistique de l’Unesco – 2006)
"Objectif 2": Assurer l'éducation primaire pour tous 191 chefs d’Etat se sont engagés, lors du Sommet de l’ONU en 2000 qui a défini les Objectifs du Millénaire, à assurer à tous les garçons et à toutes les filles une scolarité primaire complète d’ici à 2015. Malgré les progrès réalisés, les efforts déployés, s’ils se maintiennent à ce niveau, ne permettront pas de tenir cet objectif. En effet, on estime à 11 milliards de dollars par an les investissements nécessaires dans l’éducation : 3 fois plus élevés que le niveau actuel.
Plusieurs mouvements citoyens sont nés pour rappeler aux gouvernements de tenir leurs engagements et leurs obligations. Ainsi, la Campagne Mondiale pour l’Education (CME) est une coalition mondiale de militants des droits de l’enfant, de syndicats d’enseignants et d’organisations de développement du monde entier, déterminés à faire du droit à l’éducation une réalité pour tous.
Source: http://www.ritimo.org/dossiers_thematiques/education/education_intro.html
La faim, cause de déscolarisation dans l’ouest du Népal
La scolarisation des enfants est le moyen de leurs donner une chance de sortir de la misère, toutefois l'envoient des enfants à l'école est assez difficile car dans certaines régions ils subviennent aux besoins des parents et de ce fait ils travaillent dés leur plus jeune âge. Le non accès à l'éducation est dû aussi au fait qu'il n'y a pas dans certaines régions de structure qui permettent de promouvoir celui-ci, mais aussi au fait que les parents pensent que l'éducation n'apportera rien à leur enfant.
IRIN - Bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires (ONU) :
Le 11-01-2008 (Publié sur internet le 15-01-2008 )
La faim et le régime alimentaire insuffisant des enfants demeurent parmi les principales causes d’absentéisme scolaire dans bon nombre de villages reculés de l’ouest népalais, selon plusieurs organisations non-gouvernementales (ONG) qui interviennent dans le secteur de l’éducation. Les pénuries alimentaires ont toujours été à l’origine du manque d’assiduité des écoliers, a expliqué Anil Srivastava, instituteur à l’école de Shri Gayatrin, un établissement primaire public de Tapri, village du district de Bardiya, situé environ 700 kilomètres au sud-ouest de Katmandou.
Tapri est le village le plus pauvre du district défavorisé de Bardiya, où la plupart des habitants vivent avec moins d’un dollar américain par jour, selon Dalit Sewa Sangh, une ONG locale spécialisée dans l’aide aux communautés rurales.
Pour M. Srivastava, les villageois de Tapri, comme bien d’autres dans l’ouest du Népal, ne peuvent pas produire assez de vivres et n’ont pas les moyens de s’en procurer pour nourrir leurs enfants.
Comment peuvent-ils continuer d’aller à l’école en étant constamment affamés ?, s’est interrogé Bijaya Ghimire, instituteur. Chaque année dans la région, en moyenne 10 à 15 pour cent des écoliers âgés de 10 à 14 ans arrêtent l’école avant d’avoir achevé le cursus primaire, a-t-il ajouté.
Selon le ministère de l’Education, la situation à Tapri est caractéristique d’un grand nombre de villages reculés du pays, où chaque année 14,5 pour cent des écoliers du cours préparatoire au cours moyen première année arrêtent l’école.
D’après les ONG, en plus de la pauvreté et de la faim dont souffrent les enfants dans les zones rurales, les infrastructures scolaires inadaptées, les longues distances à parcourir pour se rendre à l’école et l’absence de routes d’accès contribuent à aggraver le problème.
Plus d’un million d’enfant non scolarisés
Comment peut-on jamais encourager les parents à envoyer à l’école leurs enfants affamés ?, s’est demandé Himalaya Prasad Adhikari, instituteur. L’on reproche souvent aux enseignants de ne pas veiller à ce que les enfants poursuivent leur cursus ; toutefois, pour M. Adhikari, ce sont la pauvreté et l’insécurité alimentaire qui ont toujours été la cause véritable de cette déscolarisation.
Pour que ces enfants aillent régulièrement à l’école, il faut les nourrir, mais nous n’en avons pas les moyens, a déploré M. Adhikari.
Selon plusieurs enseignants, qui exercent dans les villages reculés de l’ouest népalais, si rien n’est fait pour résoudre la situation actuelle, il sera impossible d’augmenter les taux de scolarisation.
Selon les estimations du Bureau central de la statistique (CBS), un organisme gouvernemental, le Népal compte environ six millions d’enfants âgés de cinq à 14 ans, mais près de 20 pour cent d’entre eux n’ont jamais été scolarisés, en particulier dans les régions rurales, où vit 80 pour cent de la population.
''Le début de la destruction d’un enfant''
La déscolarisation est tout bonnement le début de la destruction d’un enfant, car [ces enfants] ne pourront plus jamais retourner à l’école et se mettent à travailler ou se marient à un trop jeune âge, a affirmé Prem Yadav, instituteur à Tapri.
Pour M. Yadav, le problème est plus grave chez les fillettes qui, après avoir arrêté l’école, se marient ou se mettent à travailler à un âge précoce pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles.
Quant aux garçons, a-t-il poursuivi, ils migrent pour la plupart vers les villes et les bourgades népalaises ou indiennes et ne retournent jamais à l’école.
Les parents nous demandent souvent ce qu’ils gagnent à envoyer leurs enfants affamés à l’école. Nous n’avons pas la réponse, a fait remarquer M. Yadav.
Et tant qu’ils ne mangeront pas à leur faim ou que la situation d’extrême pauvreté dans laquelle ils se trouvent ne s’améliorera pas, plus d’un million d’enfants ne seront pas scolarisés, a-t-il dit.
IRIN - Bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires (ONU)
Source: http://www.infosdelaplanete.org/3379/la-faim-cause-de-descolarisation-dans-l-ouest-du-nepal.html